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#26 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 24-09-2011 12:18:27

elixyr a écrit :

Bonjour Saliss,

Je suis sur l'impot sur le revenu.Le fait que je paye très peu de cotisation est dû au fait que la ville effectue d'important travaux est que cela pénalise énormément les commerçant de la ville.Le RSI est plus "compréhensif".


Bonjour;


Autant pour moi j'étais persuadé que vous etiez imposé à l'IS. Ceci étant dit, d'aurais plutot tendance à me méfier de la bienveillance d'une institution telle que le RSI. On parle quand même d'une institution dont les comptes présentent d'inquiétants déficit (1.7 milliards d'euros en 2010 pour les fameux "autres régimes" en tete desquels vient le RSI), le tout en des temps troublés marqués par un raclage historique des fonds de tiroirs par les pouvoirs publics (avez vous notez l'augmentation - +4,7% - des tarifs du gaz pour les entreprise?; saviez-vous que les cessions de titres financiers - actions, parts de société - sont désormais soumis à l'impot dès le premier euro de cession.....)


En particulier, je vous conseille d'anticiper  une éventuelle "régul.", mais il faut dire que je suis d'un naturel désabusé


Pour info, il est toujours possible de cotiser "à la carte" en invoquant la dispositions du Code de la Sécurité Sociale permettant au cotisant de solliciter, à ses risques et périls, le calcul des cotisations sur la base du revenu estimatif. Au titre de cette disposition, le cotisant peut modeler ses cotisations en fonctions des conditions réelles de son exploitation (intégration du ralentissement d'activité due à des travaux comme dans votre cas par exemple)

#27 Re : Gestion d'une laverie » le statut d'autoentrepreneur est t'il bon pour la création d'1 laverie » 23-09-2011 23:58:02

gogo92 a écrit :

la réponse est simple :
si tu dois investir dans des machines --> tu optes pour la TVA
Sinon tu n'optes pas.
Par définition (hors investissement) ton CA est > à tes charges DONC tu n'as aucun intérêt à opter pour la TVA !!!

Bonjour;


L'auto-entrepreneur qui opte pour un assujétissement à la TVA perd AUTOMATIQUEMENT le bénéfice du régime de faveur qu'offre le dispositif. Le bénéfice de la franchise en base TVA est une condition centrale du régime de l'auto-entrepreneur......

#28 Re : Gestion d'une laverie » le statut d'autoentrepreneur est t'il bon pour la création d'1 laverie » 23-09-2011 23:48:23

bek03 a écrit :

Bonjour, je souhaite créer ma propre laverie et je suis aller faire une demi journée de stage a la chambre de commerce. On ma parler du statut d'autoentrpreneur, cependant ce statut est t"'il adapté a la création d'une laverie ? ou pas ?

que me conseiller vous ?

Merci


Avant toute chose, je suis content que ma première intervention ait déclenché des réactions par rapport à ta demande.


Ensuite, votre question suppose une idée préalable selon laquelle il existerait un "statut" idéal pour exploiter une activité de "laverie libre-service", ce qui n'est pas conforme à la réalité comme j'ai pu le dire lors de mes précédentes interventions, lesquelles ne faissaient d'ailleurs qu'écho à différents propos tenus par un certain nombre de forumers bien avisés.


Ceci étant dit, il est impropre de parler de "statut d'auto-entrepreneur" car le dispositif de l'auto-entrepreneur n'est qu'un aménagement de la condition de l'ENTREPRENEUR INDIVIDUEL classsique du terme en ce sens que l'auto-entrepreneur n'est rien d'autre qu'un entrepreneur individuel classique bénéficiant d'un certain nombre d'avantages destinés à multiplier les créations d'activité et par la même à inflluer positivement sur l'activité économique (diminuer le chomage, augmenter la croissance notamment par la réintégration d'activités jusque-là exercées au noir, assurer le financement des caisse de sécurité sociale).


Pour s'en convaincre le sceptique se reportera aux termes de l'article L123-28 du code de commerce (http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod … 0019289307)


Lesdites facilités sont les suivantes:

   + simplification des formalités relatives au démarrage de l'activité (simple déclaration, dispense d'immatriculation au RCS s'agissant d'un module de LLS)
   + allègement des formalités comptables (pas de compte de résultat ni de document de synthèse annuel, pas d'amortissement à pratiquer)
   + bascul des charges sociales et fiscales de la catégorie des charges fixes à celle des charges variables (pas de cotisations et d'IR si pas de chiffre d'affaires)
   + calcul, déclaration et paiement simplifié des cotisations sociales;
   + dipense d'impôt et de taxe (non assujétissement à la TVA, "dégrèvement" ou dispense temporaire de la Contribution foncière des entreprises)


Pour mémoire voici comment Christine Lagarde alors ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi présentait le régime de l'auto-entrepreneur lors de la première séance des débats parlementaires relatifs à l'adoption de la loi du 4.8.2008 qui a introduit le dispositif:


"Aujourd'hui, la moitié des Français se disent prêts à créer leur propre entreprise, à se mettre à leur compte. Le statut (.....) leur permettra de passer plus facilement à l'acte. Celui qui veut vendre des objets qu'il a fabriqués, concevoir des sites Internet, fabriquer des bijoux fantaisie ou donner des cours de chant, pour prendre quelques exemples tirés de la réalité, aura pour seule formalité un document à remplir, deux pages sur Internet, afin de déclarer son activité. La loi supprime toute obligation d'immatriculation pour les petites activités indépendantes, fussent-elles effectuées en cumul d'une activité salariée ou d'une retraite."


Ce type de discours couplés aux nombreux "avantages" indiqués plus haut ont séduits les opérateurs de tout poils puisqu'il existait au 31.08.2011 738 400 auto-entrepreneur administrativement actifs selon la formule de l'ACOSS. AU delà des chiffres annoncés il ne faut pas se précipiter et, en particulier, aborder la question de manière pragmatique et subjective en se posant la question de savoir si le régime juridique de l'auto-entreprise est ou non ADAPTE à la réalité de MON (mes) etablissement(s) de laverie libre-service.


Ceci ayant été exposé, j'examinerai la question de l'opportunité du régime de l'auto-entrepreneur dans le secteur des "LLS" selon diffrentes étapes de la vie de l'entreprise, lors de sa création (I), au cours de sa vie courante  (II) puis de sa vie financière (III), avant de conclure le tout par une petite conclusion (IV) à laquelle pourront directement se reporter celles et ceux rebutés par la lecture de longs développements........


I) En phase de lancement de l'activité de l'entreprise


L'acquisition de l'actif professionnel (matériel d'exploitation, agencement, travaux...) gele une grosse partie de vos capitaux permanents, étant entendu l'ensemble desdites acquisitions s'effectue par hypothèse auprès de fournisseurs assujétis à la TVA c'est à dire que vous supportez une TVA facturée par vos fournisseurs (=TVA d'amont). Cette TVA calculée au taux de 19.6% se chiffre en pratique à des montants non négligeables lorsque vous démarrer votre activité.


Pour des raisons dont on peut faire l'economie, le régime de l'auto-entreprise ne convient pas du tout au stade de la réalisation des investissements nécessaires au démarrage de votre module de LLS.


ex: soit un petit module de LLS facturé à 60 000 TTC soit 50 168 HT (60 000/1.196), la TVA se chiffre à 9832 euros qu'il est bon d'etre en mesure de récupérer. En effet, rare sont les exploitans qui pourront se permettre de s'assoir sur cette somme au démarrage......


II) En phase de croisière de l'activité de l'entreprise


Par certains aspects, l'auto-entrepreneur bénéficie d'avantages qui le placent dans une position particulièrement favorable sur sa zone d'activité (A), position qui trouve sa limite dans un certain nombre d'entraves destinées à sauvegarder un semblant de concurrence (B).


A) Position préférentielle de l'auto-entrepreneur quant à l'imposition de son chiffre d'affaires;


Une fois que l'activité est en place les données de la problématique changent puisque la TVA que vous serez amené à supporter sur vos achats ou "TVA d'amont" (loyer encore que le propriétaire des lieux puisse décider de ne pas opter pour la TVA, facteurs de production comme l'eau et l'electricité...) sera dans la majorité des cas structurellement inférieure à la TVA que vous serez amené à collecter auprès de vos clients au nom du trésor public. Par voie de conséquence, vous serez structurellement débiteur du trésor public" ce qui se matérialisera par une TVA à reverser selon les éhéances choisies.


Parallèlement, la franchise en base ou dispense d'assujétissement à la TVA (atout du régime de l'auto-entrepreneur) vous permet de bénéficier d'un avantage concurrentiel vis à vis des autres exploitants de LLS situés dans votre secteur (vous n'entretenez pas de rapport de concurrence effectif au delà de ladite zone!). A ce titre vous pouvez:


   + augmenter (théoriquement) votre marge bénéficiaire en alignant votre tarification sur la conccurence: pour un prix de revient supérieur de 19.6% (pour faire simple) vous vous octroyez une marge bénéficiaire VIRTUELLE d'au moins 19,6%. Cependant vous perdez le bénéfice de cette manne dans le cadre du calcul de vos cotisations mais surtout au niveau de celui de votre IR puisque vos charges déductibles sont arbitrairement fixée à 50% du résultat déclaré;


   + offrir une tarification de vos lavages, séchages, doses de produit lesiviel plus attractifs: pour un prix de revient supérieur de 19.6% (pour faire simple) et une politique de marge identique à vos concurrents directs vous pouvez afficher des tarifs sensiblement plus faibles ce qui, moyennant une bonne communication sera de nature à vous faire gagner des parts de marché (clients) et correlativement à developper (doper?) votre chiffre d'affaires......ainsi que vos charges sociales et votre impot malheuresement;


B) les limites de l'avantage concurrentiel


D'abord, vous devez quotidiennement veiller à ne pas dépasser un certain volume d'activité de manière à éviter d'atteindre la barrière désactivante du régime placée à 32 600 euros pour l'année 2011, étant entendu que le procédé implique, en pratique, de fermer l'établissement au public ce qui correspond à une démarche anti-economique voir à bidouiller les chiffres en dissimulant la partie excédentaire du chiffre d'affaires (ce qui ne sera d'ailleurs pas difficile en raison de la nature de la nature profonde de l'activité de "LLS" et de la comptabilité super simplifiée).


Ensuite, si vous n'etes pas propriétaire des murs du local dans lequel vous exercez votre activité, l'absence d'immatriculation au RCS vous prive automatiquement du bénéfice du statut des baux commerciaux, ce qui fragilise singulièrement votre situation (pas de durée obligatoire, pas de droit au renouvellementn pas de controle de la variation du loyer en cas d'accord sur le principe du renouvellement....)


Enfin, sur le plan fiscal deux inconvenients non négligeables:
   + un autoentrepreneur ne peut JAMAIS connaitre un DEFICIT dans la mesure ou son résultat est administrativement soit nul (aucune déclaration) soit bénéficiaire (déclaration) or économiquement l'activité peut etre déficitaire!;
   + le bénéfice est calculé sur le plan fiscal selon la logique du forfait, en l'espèce par l'application d'un abattement de 50% sur le chiffres d'affaires déclaré par l'auto-entrepreneur. Or, il n'est pas rare que les charges EFFECTIVES soient supérieures à ce taux forfaitaire de 50%. Il en va notamment ainsi lorsque les immobilisations ont  nécessité le recours à un financement externes (emprunt bancaire, crédit bail) qui viennent allourdir les charges fixes incontournables (loyers commercial, facteurs de production - eau + gaz/électricité +produits lessiviels -, frais de maintenance, ménage, frais bancaires)


En définitive, meme dans cette phase particulière de la vie de votre entreprise, le régime de l'auto-entrepreneur s'avèrera inadapté du moins jusqu'au moment ou les charges effectives passeront sous la barrière des 50%, en pratique après amortissement (remboussement) des emprunts contractés ou débouclage du contrat de créditèbail (lévé d'option par hypothèse!)


III) En phase de croissance de l'entreprise


Dans l'hypothèse ou vous souhaiteriez dévellopper votre entreprise, par hypothèse dans la limite de la barrière désactivante des 32 600 euros (2011), votre salut passera que par la mobilisation des fonds secretés par vote activité (autofinancement) et par l'épargne (votre épargne et celle de vos proches). En effet, la constitution d'un dossier de demande de crédit se heurtera en pratique aux modalités de tenue de votre comptabilité, laquelle est sans conteste de nature à donner une raison de plus aux établissements de crédit de vous refuser le bénéfice du concours sollicité.


Ainsi donc, en pratique la croissance de votre entreprise vous contraindra à muter vers une autre forme d'entreprise!


IV) Conclusion


Le régime de l'auto-entrepreneurn'est pas en lui-même incompatible avec l'activité de laverie libre-service. Toutefois, quelle que soit la phase d'existence de votre module de "LLS", il s'avère inaproprié dans une majorité de cas de figure où les CHARGES REELLES du module de "LLS" ne sont pas  STRICTEMENT INFERIEURES au taux d'abattement forfaitaire de 50%!!, ce qui est loin d'etre un cas d'école. D'ailleurs, vous remarquerez que les exemples cités par Christine Lagarde (cf extrait reproduit plus haut) correspondent à des activités qui ne nécessitent pas d'investissement lourds, ce qui n'est pas le cas d'un module de "LLS".......


Positivement (pour ne pas etre négatif sur toute la ligne), le profil type de l'exploitant de module de LLS sous forme d'auto-entreprise correspond à l'opérateur qui:
   + dés le départ a financé l'ensemble des besoins de son modules par des fonds propres, qui exerce son activité dans un local lui appartenant et qui part sur une logique de non renouvellement de son matériel d'exploitation, du mois selon les exigences de bonne gestion;
   + après l'amortissement de ses charges financières, optera pour le bénéfice du régime (de l'auto-entrepreneur)


Voilà et pardon d'avance d'avoir été long mais il faut ce qu'il faut.......

#29 Re : Gestion d'une laverie » le statut d'autoentrepreneur est t'il bon pour la création d'1 laverie » 20-09-2011 22:21:16

Bonjour;


Et ben dites moi votre post n'a pas eu le retour espéré à ce que je vois. Essayer de rechercher sur le forum, je suis presque sur que la question a d'une manière ou d'une autre été abordée et j'en suis meme sur en fait.....


Bye.

#30 Re : Infos et suggestions » Messages privés et "statut juridique" [à l'attention d'un modérateur] » 20-09-2011 22:18:56

Bonsoir;


Merci "admin" pour la confection du questionnaire. Pour les autres, merci de bien vouloir répondre de bonne foi au questionnaire pour que le sujet traité le soit de manière correcte......


J'en profite pour lancer un petit message: QUI SE SENT CAPABLE DE TRAITER LA QUESTION DE L'ENTREPRISE EN LA FORME INDIVIDUELLE??????
Dans l'affirmative, merci de bien vouloir me contacter par mail. Je précise, au besoin, qu'il n'y a pas de sous à la clef et qu'il n'est question que d'entraide.........


Ciao.

#31 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » coup de gueule » 09-09-2011 18:40:16

gogo92 a écrit :

Moi ce que j'aime chez les juristes, c'est leur petit coté manichéen wink !!!


Bonsoir;


ça alors quelle SAILLIE et c'est moi qui suis "manichéen"??????????
Si ça peut vous rassurer ceux et celles qui optimisent leur situation sociale ou fraudent les cotisations sociales sont les premiers touchés puisqu'ue bonne partie des prestations sociales sont "contributives" (retraites, indemnité journalières)

Ps: je vous conseille de ne pas lire le canard enchainé parce qu'avec ce qu'ils mettent à jour vous allez vite péter une voir plusieurs durites.......

#32 Re : Infos et suggestions » Messages privés et "statut juridique" [à l'attention d'un modérateur] » 09-09-2011 18:27:49

admin a écrit :

Bonjour et merci pour ta participation à la vie du forum.

Pour la première question, c'est une fonction qui à disparut du moteur de ce forum pour des raisons de sécurité. Je peux étudier la chose, mais je ne suis pas fan de ce type d'outil car cela ne permet pas de faire le suivi d'une discussion.

Pour la proposition d'une "oeuvre commune" sur la forme juridique d'une laverie ou d'un commerce en général, comment veux tu procéder ? Outils collaboratifs ?
Pour interroger les membres, tu peux poser la question en lançant un nouveau sujet et je me charge de le relayez auprès de la communauté.


Bonsoir;


Avant toute chose c'est moi qui dit MERCI à celui ou ceux qui ont imaginé et monté ce site parce que si nous nous sommes lancés c'est en grande partie grace aux informations pratiques qu'on a pu déniché sur les différents sujets postés sur le forum.


Ensuite,tu peux laisser tomber le truc des messages privés car ça n'a l'air de ne gener personne d'autre que moi vu le silence des autres forumers (j'attendais une foule de +1!!!!!)


Enfin, sur le dernier point je souhaite traiter la question des formes entrepreunariales uniquement vis à vis des "laveries libre service" et, dans une moindre mesure, "pressing" et "repasserie" et selon le droit Français uniquement.
Celles et ceux qui souhaitent des info sur le commerce en général pourront se reporter aux nombreux ouvrages généraux voir le cas échéant sur les forums juridques qui feront très bien l'affaire.


Si ça ne vous embêtes pas j'aurai souhaité que vous envoyiez par mail groupé au forumers le questionnaire suivant, en sollicitant une réponse dans un délai d'un mois par exemple:


      ° l'activité principale : laverie libre service, pressing, repasserie;
      ° la forme entrepreunariale sous laquelle il exercent: nom propre (entreprise indiv classique, EIRL, autoentrepreneur, autoentrepreneur à    responsabilité limitée), en société (EURL, SASU, SARL, SAS, SNC, SCS, SCA)
      ° la raison principale de leur choix;
      ° le ou les avantages principaux (pas plus de trois)
      ° le ou les inconvénients principaux(pas plus de trois)


Au fait, je ne souhaite pas ouvrir un nouveau post sur le sujet comme vous le suggérez parce que ça ne ferait que contribuer à polluer le forum avec la question, alors qu'il existe déjà, ça et là des post sur le sujet.


Ps: l'un de vous est-il disposé à traiter de la question de l'exploitation de "LLS" en nom propre??????

#33 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » rsi » 07-09-2011 21:01:24

buch38150 a écrit :

ceci étant , si je m'enlève du rsi pouvez vous me dire quelle va etre ma protection social, existe t'il d'autre solution que la cmu qui n'est quand meme pas au top de la protection sociale ne serais ce que pour trouver un médecin qui l'accepte en campagne.
est ce que je peut etre couvert par ma concubine si elle est gérante majoritaire?


Le chef d'entreprise qui vient à ne plus relever d'aucun régime obligatoire de protection sociale peut:
   + bénéficier des prestations du régime général en tant qu'ayant droit d'une personne affiliée au régime général (conjointe par hypothèse);
   + bénéficier des prestations du régime des indépendants en tant qu'ayant droit d'un cotisant (conjointe, concubine si et seulement si il se trouve "à sa charge totale et permanente" c'est à dire que vous pouvez oublier!!!);
   + solliciter le bénéfice de la Couverture Maladie Universelle de base
   + solliciter le bénéfice de la Couverture Maladie Universelle complémentaire
   + recourrir à l'assurance volontaire pour couvrir différents risques sociaux:
      ° accidents du travail et maladies profesionnelles


Le concubins ne peut bénéficier de la qualité d'ayant droit que dans des conditions très strictes (cf plus haut) et en pratique non reunies dans 99% des cas.


buch38150 a écrit :

dans un avenir proche je vais avoir plusieurs laverie vaut il mieux conserver la sarl en l'état ou modifier les statuts 3 laverie dans une meme entité ou bien 3 entitées séparées 1 autoentrepreneur a mon nom et 2 autres au nom de ma concubine tout en ne dépassant pas le CA plafonné


Vous exploitez actuellement un module de laverie libre service dans le cadre d'une SARL dont vous etes associé gérant égalitaire et prevoyez l'acquisition de deux établissements supplémetaires de laveries libre services.


D'abord, comme le forumer "gogo92" l'a indiqué n'est pas autoentrepreneur qui veut puisqu'il est nécessaire que votre quotien familial pour une part soit inférieur à la limite haute de la 3ème tranche de l'impot sur le revenu (environ 27 000 euros pour une personne, le double pour deux);


Ensuite, il est possible, sous réserve des stipulations expresses des statuts, d'ajouter un ou plusieurs établissements dans le cadre de la recherche de la croissance de son entreprise sans modifier les statuts en eux même. Il suffira de solliciter une inscription modificative du RCS pour que soit prise en compte la création de l'établissement complémentaire ou secondaire le cas échéant)
   + si la section objet des statuts indique un truc du genre 'exploitation d'un fonds de commerce de "LLS" situé à Paris 1er,arrondissement, 1 rue du paradis...." alors les statuts doivent etre mofifiés;
   + si la section objet des statuts indique en plus un truc du genre 'la création, l'acquisition ou exploitation de tout autre fonds ou établissement de meme nature' alors les statuts n'ont pas à être mofifiés;


Enfin et sur le fond de votre question, il existe plusieurs montages:
   + montage centralisé: votre SARL actuelle exploite les trois établissements. Solution présentant l'avantage de la clareté mais qui pose problème en présence d'un établissement qui serait déficitaire de manière structurelle. l'unicité de la structure ne vous permet pas, en l'absence de déficit global de "profiter" du déficit pour vous ménager une économie d'impôt;


   + montage éclaté: exploitation des établissements dans le cadre d'entités distinctes les unes des autres:
      ° un établissement dans le cadre de la SARL actuelle
      ° un établissement par vous en nom propre dans le cadre d'une entreprise individuelle bénéficiant du régime de l'auto-entrepreneur;
      ° un établissement par votre concubine en nom propre dans le cadre d'une entreprise individuelle
     L'organisation est possible car l'appréciation du plafond de chiffres d'affaires n'est pas globale d'une part en présence d'une exploitation individuelle et d'une exploitation via une société d'une part et, d'autre part, en présence de simples concubins.
     Toutefois l'organisation est d'une rationalité douteuse mais aussi vectrice d'un grand nombre de frais (comptables) et de complications (je suppose que vous même et votre concubine partagerez les frais d'acquisition ou de création des deux futurs établissements or il y aura une contradiction entre les pouvoirs illimités dont bénéficie l'entrepreneur individuel et les droits respectivement détenus par chacun d'entre vous à raison des modalités de financement)


En réalité, il faut d'abord vous interroger sur ce que vous voulez réellement avant de tirer des plans sur la comète. Par exemple, le jour ou vous serez à la tête de deux établissements qui marchent fort et que vous envisagerez de tenter un pari relativement à un établissement à la rentabilité incertaine alors vous pourrez adopter une stratégie de couverture en agissant comme il suit:
   + isolation de l'établissement au sein d'une seconde SARL conclue entre la SARL n°1 (50% maxi) et vous et votre concubine (en vous arrangeant pour que celui qui sera gérant détienne au moins 34% des parts)
   + option pour l'IR (condition = 50% des parts détenues par des personnes physiques et 34% des parts détenues par des dirigeants ou membres d'un meme foyer fiscal)


Par voie de conséquence si l'établissement s'avère bénéficiaire personne ne s'en plaindra et, dans le cas contraire à savoir si l'établissement s'avère structurellement déficitaire les pertes circuleront au bénéfice de la SARL n°1, de vous meme et de votre concubune puisque vous pourrez imputer le déficit sur vos impositions respectives....


buch38150 a écrit :

" + père de famille: éviter les formes entrepreunariales emportant l'obligation d'affiliation au RSI, moins onéreux en terme de cotisations que le régime général mais offrant des prestations moins étendues (éviter entreprise individuelle, EURL, SARL si vous etes amener à déternir plus de 50% des parts, seul ou via le nombre de parts déteues par votre (vos) cogérant(s), votre épouse (epoux), vos descendants (enfants, petits enfants))"
je n'ai pas bien compris ce paragraphe


Je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas dans ce paragraphe qui ne présente à mon sens aucun caractère obscur....

#34 Infos et suggestions » Messages privés et "statut juridique" [à l'attention d'un modérateur] » 07-09-2011 18:35:33

saliss
Réponses : 15

Bonjour;


D'abord, serait il possible d'ajouter une fonction messages privé permettant l'expédition de messages en membres du forum sans avoir à passer par nos boites mails respectives.


Ensuite, je souhaite traiter la question des différents forme d'entreprise ou "statut juridique" pour reprendre l'expression utilisée sur le forum de manière à centraliser tout les avis relatifs à la question une bonne fois pour toute dans un meme sujet, par exemple en l'épiglant.


Toutefois, il faudrait que ce soit une sorte d'oeuvre collective puisqu'on est dans le cadre d'un forum. Pour ce faire:
   + l'un de vous est-il disposé à traiter l'entreprise en la forme individuelle auquel cas je traiterai l'entreprise en la forme sociétale??????
   + pouvez-vous interroger l'ensemble des membres à l'effet de savoir:
      ° la forme entrepreunariale sous laquelle il exercent;
      ° la raison principale de leur choix;
      ° les avantages principaux;
      ° les inconvénients principaux;

Au final et selon un calendrier à définir (deux mois) le lecteur pourra etre éclairé sur la question et bénéficiera d'élements statistiques pour parfaire son choix........

#35 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » rsi » 07-09-2011 17:38:15

chrisperpi a écrit :

même au RSI ils ne savent pas comment cela se calcul... lorsque j'ai arrété une de mes activités, pendant 3 ans, ils m'ont demandés de l'argent, remboursé puis de nouveau me demander une cotisation en m'assurant que c'était pour le solde à chaque fois...


Bonjour;


je ne connais pas votre caisse d'affiliation mais je peux vous certifier que la majorité des personnels s'y connaissent et en tout cas je n'ai jamais vu quelqu'un d'ignorant sur ce point sur Paris.


Concernant les appels de cotisations postérieures à l'arrêt de l'activité, il existe par définition un décalage d'un an entre l'arrêt de l'activité et le dernier appel (arrêt d'activité en 2011, dernier appel au 2ème semestre 2012 lorsque le revenu professionnel 2011 sera définitivement connu). S'agissant de votre cas particulier, il y a certainement des éléments que vous ne fournissez pas et qui doivent expliquer les désagréments que vous avez subis après votre retrait de la vie des affaires (par exemple si vous exerciez sous forme d'entreprise sociétale: simple mise en sommeil de la société sans dissolution de celle-ci, arrêt effectif d'activité en fin d'année et dissolution au début de l'année suivante seulement....)


Salutations.

#36 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » rsi » 07-09-2011 17:17:52

ABDEL91 a écrit :

vous possédez 50% des parts sociales (égalitaire). Ils ont considéré certainement que vous dépendez du régime générale des salariés et non du RSI. Pour en être certain, il suffit de les appeler.


Bonjour;


Vous seriez surpris de voir les choses qui se passent au RSI. Le déficit de la caisse est tel qu'on ne crache pas sur un cotisant......


ABDEL91 a écrit :

Conseil: évitez le RSI (trop de problèmes et difficile à comprendre le décalage de leurs calculs pour certaines personnes)


J'ai jamais compris ce qui était difficile à comprendre, en réalité c'est même très simple: cotisations dues au titre d'une année donnée (soit N) calculées en fonction de taux assis sur une base constituée par le revenu professionnel de l'année N.


Après, on peut éventuellement considérer que les modalités de réglement font chier puisqu'il faut se veiller à la gestion de sa trésorerie pour etre en situation de faire face aux régularisations au niveau des second semestre une fois le véritable revenu professionnel de l'année de référence connu.

#37 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 07-09-2011 16:56:41

Bonjour "gogo92";


D'abord ça fait plaisir de voir un exploitant qui sort du chéma classique de la SARL ou de l'EURL et qui adopte non pas la forme sociale passe partout mais une forme sociale adaptée à son cas particulier, et je ne dis pas ça parce que la rédaction de statut de SAS est facturée de manière plus importante que la rédaction de statuts de SARL ou d'EURL car mon nom ne figure pas sur la porte du cabinet!


Ensuite, je comprends mieux votre intervention sur la présence d'un minoritaire mais là encore chacun fait comme il l'entend. Une association c'est comme un mariage, l'essentiel c'est de tomber sur la ou les bonnes personnes. En tout état de cause, vous devrez revoir votre positionnement sur l'association lorsqu'il s'agira, le moment venu,  de faire grandir votre boite.


Enfin, je ne me résume pas qu'à un "juriste" et si j'avais à définir un justiste je n'emploierais nullement l'adjectif "manicheen" puisque par définition le juriste ne se positionne pas sur l'idée du "bien" ou du "mal".
   + Par exemple, j'ai répondu à la question d'elixir qui souhaitait passer à la SAS pour payer moins voir plus du tout de cotisations sociales: moralement je trouve le comportement choquant car il va faire peser sa protection sociale sur la collectivité et mais en tant que juriste je l'ai éclairé du mieux que j'ai pu en faisant fi de ma conception du bien....


S'agissant des partenaires des exploitants de modules de "LLS" je m'etonne du caractère reducteur de votre remarque lors meme que vous aviez entamé votre propos de manière si ouverte "comme je l'ai toujours écrit sur ce forum : chaque cas personnel est différent et il n'existe pas de forme idéale unique, mais seulement une forme idéale adaptée à chaque cas"


Pour vous reprendre chaque cas est différent et une exploitation de "LLS" peut objectivement compter au plan de leurs partenaires:
   + des banques
   + d'autres établissements dispensateurs de crédit (par exemple cetelem est un établissement dispensateur de crédit et non une banque)
   + un bailleur d'immeuble
   + un bailleur (crédit-bailleur)
   + l'administration fiscale (au titre la TVA, au titre de l'IR ou de l'IS ou encore de la CET)
   + une caisse du Régime Social des Indépendants
   + un ou plusieurs fournisseur (notamment pour le matériel d'exploitation qui faute de crédit bancaire serait - selon une décision fort inappropriée - financé via un crédit fournisseur


Ainsi donc l'exploitant équipé via le recours à un contrat de crédit-bail sera bien content de n'etre responsable des arriérés de loyers que dans la limite de son apport tout comme l'exploitant qui les premières difficultés survenues aura cessé d'honorer ses cotisations sociales car alors la facture peut s'avérer salée ou encore celui qui confronté à un stade de difficulté plus avancé manquera au paiement de son loyer commercial (il existe un délai non négligeable entre le jour ou le preneur cesse d'honorer son loyer et celui ou il quitte les lieux, croyez-moi j'ai conduis des dossiers d'exécution sur fonds de commerce et je vous garantis que les proprios l'ont mauvaises entre les délais qui s'accumulent et les sommes dues - loyers puis indemnités d'occupation - qui grimpent).


Le juriste n'est pas votre ennemi, il vous accompagne dans votre vie d'entrepreneur meme si il est vrai que le juriste parisien coute cher

#38 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 07-09-2011 15:25:18

gogo92 a écrit :

la SAS a le gros avantage effectivement d'éviter le RSI en tant que président non rémunéré, et surtout de ne pas avoir quelqu'un dans la structure par opposition au statut de gérant minoritaire dans une SARL.


Hello;


Pouvez vous m'en dire plus à ce propos parce que je ne comprends pas ou vous voulez en venir dans la mesure ou les associés d'une SAS peuvent par ailleurs exercer des fonctions de dirigeants de la meme manière que les associés d'une SARL peuvent se désigner co-gérants.....


gogo92 a écrit :

(.....) Sachez également que vous pouvez opter pour l'impot sur le revenu ce qui rend pendant 5 ans la structure fiscalement translucide et vous permet d'imputer les déficits sur vos autres revenus..

Je doute qu'il existe en France un exploitant de "LLS" ayant adopté la SAS et donc que la précision interessera quelqu'un, j'ajoute que seules les jeunes SAS sont admises à opter pour l'IR puisqu'elles doivent le faire dans les cinq premières années de leur création. En cas de transformation de la forme de la société (mutation d'une forme de société donnée vers la SAS), la création de la société ne doit pas remonter à plus de 5 ans pour pouvoir opter pour l'imposition à l'IR.


gogo92 a écrit :

(.....) Quant à la responsabilité du dirigeant il s'agit d'une vaste blague ancestrale, car le vrai danger vient des banques qui vous demanderont d'etre caution solidaire avec la société.


Lorsque vous analysez le passif des entreprises en difficulté vous trouvez certes des dettes bancaires mais aussi des dettes fournisseur, des dettes fiscales, sociales. Ces dettes relient l'exploitant à divers créanciers qui en cas de défaillance de paiement, ne pourront venir se faire payer que sur les biens de la SAS puisque c'est d'elle qu'il est question, à l'exclusion des biens des associés de la SAS. L'importance du passif peut aboutir à ce que tout ou partie des créanciers ne puissent rentrer dans leur frais.


Dans ce contexte,  il existe une pratique bancaire consistant à solliciter un engagement personnel (cautionnement) du dirigeant (de la SAS en l'occurence ou le cas échéant du gérant de SARL ou d'EURL) de façon à pouvoir se faire payer le cas échéant non seulement sur les biens de la SAS mais aussi sur ceux de l'associé.


Cette attitude, detestable sur le plan juridique (elle met à néant les prévisions de la loi qui prévoit une limitation de responsabilité des associés de la SAS au montant de leurs apports) répond à une logique économique et correspond meme à la logique la plus élémentaire qu'Honoré de Balzac résumait en son temps par la formule suivante:"la pensée de tout ceux dont les intérets sont contrecarrés par une loi quelconque est d'en annuler les effets à leur égard" ("Histoire de la grandeur et la décadence de César Biroteau, parfumeur, chevallier de la légion d'honneur, adjoint au maire du 2ème arrdt de Paris"1837 - un de mes livres favoris!)


Ceci étant dit, il faut nuancer le propos du forumer "gogo92"
   + la limitation de la responsabilité dont bénéficient les associés de SAS joue à plein régime dans leur rapports avec l'ensemble des autres créanciers qui n'auront pas exigé de garantie;
   + les partenaires autres que les banques qui exigent une garantie se limitent dans la majorité des cas à l'utilisation de garanties dites réeles c'est à dire assises sur un bien déterminé (clause de réserve de propriété stipulée par les fournisseurs sur le matériel livré à l'exploitant) ou un ensemble de biens (nantissement du fonds de commerce);
   + les créanciers institutionnels (FISC, URSAFF) se garantissent eux également "réellement" via inscription de privilèges sur les biens de la SAS


Alors "gogo92" ne soyez pas si résigné ou plutôt indigné puisque le terme semble etre à la mode ces temps-ci............

#39 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 07-09-2011 13:57:41

elixyr a écrit :

(...)c'est le fait,qu'à un moment ou l'autre,je vais bien me reverser un salaire est là les charges sont lourdes..

Hello;


Je comprends votre démarche mais dans le meme temps vous auriez pu également passer par l'adoption de la SASU pour les premièeres années pour lesquelles vous aviez prévu de ne vous verser aucune cotisation sachant que vous étiez pret semble t-il à accepter une couverture sociale plus faible (CMU par définition). Par la suite vous auriez eu tout le loisir de basculer vers l'EURL......


elixyr a écrit :

(...)Concernant les cotisations RSI,depuis le démarrage de la société, je ne paye pratiquement rien (environ 400€ pour cette année)..


D'après le montant de cotisations que vous indiquez, je suppose - je suis même sûr - que vous avez adopter la forme d'EURL avec option pour une imposition à l'IS. Toutefois ne vous réjouissez pas trop vite car sauf erreur de ma part, il ne s'agit là que d'une cotisation "provisionnelle" à valoir sur la cotisation défiitive, attention donc à la régularisation au deuxième semestre de l'année 2012 (cotisation minimale) .....


elixyr a écrit :

De mémoire je n'ai pas parlé de difficulté de trésorerie mais cela dit, ce n'est pas faux.


Ayant bossé en étude d'huissier de justice j'ai remarqué que le premier reflexe de l'exploitant géné dans ses affaires consiste à ne plus honorer le paiement de ses cotisations sociales. Par induction, je considère qu'avant d'en arriver là, il recherche l'ensemble des moyens qui seraient de nature à lui permettre de réduire la note RSI en toute légalité.
Voilà pourquoi, j'ai parlé de problème de liquidité vis à vis de votre témoignage.....

#40 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » question statut juridique pour saliss » 07-09-2011 13:31:20

Bonjour à tous;


Pour reprendre le file de la discussion j'aurai aimé savoir si l'un d'entre vous à d'ores et déjà sauter le pas en mutant vers la forme entrepreunariale que constitue l'EIRL meme si les éléments statistiques publiés sont peu significatifs (existence d'un stock de 1300 EIRL au  31 mars 2011 soit trois mois après l'entrée en vigueur de la loi)


En particulier la question s'adresse plutôt aux exploitants qui exercent en la forme individuelle ou qui se sont lancés dans le business depuis le 01.01.2011.......

#41 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » question statut juridique pour saliss » 03-09-2011 22:01:51

Bonsoir Butch;


Pardon pour le retard dans la réaction mais comme vous pouvez le remarquer je ne viens que le week end sur le forum en raison d'un emploi du temps plutôt chargé ces temps-ci.


Avant toute chose je voudrais vous dire que vous avez lancé votre discussion de manière assez indélicate vis à vis de l'ensemble des autres membres du forum puisqu'en tant que telle elle laisse penser que seul et unique éclairage que vous souhaitez obtenir se trouve etre le mien. Or, il existe sur ce forum de nombreuses personnes qui sont à même de répondre à vos questions.


Ensuite, j'ai partiellement abordé la question de l'EIRL dans un post intitulé "sas" lancé par le forumer "elixir" et que vous trouverez juste ici:[http://www.malaverie.net/forums/viewtopic.php?id=3307]


Pour synthétiser parce que je n'ai vraiment pas bcp de temps devant moi, "l'entrepreneur individuel à responsabilité limitée" est une espèce particulière d'entrepreneur individuel de sang mêlé en ce qu'il s'agit d'un régime dont l'objectif est de cumuler les avantages de l'entreprise individuelle (formalités restreintes, souplesse de gestion) à ceux de l'entreprise sociétaire (limitation de principe de la responsabilité, imposition à l'IS).


Si il ne fallait retenir que deux choses à propose de l'EIRL se serait:
+ responsabilité limitée à un montant prédéterminé: contrairement à l'entrepreneur individuel classique dont l'exposition aux risques de la vie des affaires est illimitée, l'entrepreneur indiv à responsabilité limitée peut, à la manière d'un fondateur de SARL par exemple, calibrer sa mise à l'avance.


+ possibilité d'imposition de l'activité à l'impot sur les sociétés:l'entrepreneur individuel peut opter pour une imposition de son activité non pas à l'IR mais à l'IS


Enfin, dans la mesure ou il me semble que vous êtes préoccupé par la question, l'exploitation d'un module de LLS sous la forme d'EIRL (option IS) ouvre un certain nombre de perspectives en matière d'optimisation sociale c'est à dire de sérieuses oportunités de payer moins de cotisations sociales. En effet, l'entrepreneur à la tête d'une EIRL imposée à l'impôt sur les sociétés règle des cotisations sociales calculées sur la base de son "revenu professionnel" lequel se compose de deux éléments:


   1. rémunérations: sommes qu'il décide de se reverser au titre de rétribution de son travail [= rémunération du travail = revenu professionnel au sens stricte];


   2. dividendes: une fraction des sommes versées à titre de rémunération du capital [= revenu du patrimoine = revenu professionnel par la volonté de la loi] rentrent dans la base de calcul à savoir tout le dividende amputé au choix de l'entrepreneur de:
      + 10% de la valeur du patrimoine affecté;
      + 10% des bénéfices;


En pratique, une exploitation de "Laverie Libre Service" ou de "depot pressing" nécessite de gros investissements qui se traduiront nécessairement par la présence de nombreuses immobilisations corporelles (matériel d'exploitation c'est à dire installations techniques,  machines à laver, sèchoirs, centrale de paiement, distributeur, matériel de video surveillance.....) et incorpporelles (fonds de commerce comprenant le droit au bail). Parallèlement, les bénéfices réalisés dans le secteur des "Laveries Libre Service" sont généralement modeste et en tout état de cause sans rapport avec le capital investi.


En conséquence, dans la majorité des cas de figure le bénéfice sur la base duquel le dividende sera assis sera inférieur à la contrevaleur de 10% du patrimoine affecté. Ainsi donc le versement de la totalité du bénéfice au titre des dividendes pourra se faire en franchise de prélèvement sociaux outre CSG et CRDS (12% environ) comme dans le cadre d'une EURL imposée à l'IS.


En un mot, la mutation vers le régime de l'EIRL avec option à l'IS permet de réduire la base de calcul des cotisations sociales de manière non négligeable - en minorant la rémunération pour privilégier le dividende - ce qui se ressentira sur le montant des cotisations et, correlativement, sur l'étendue de certaines prestations sociales dont il est amené à bénéficier (impacte sur les prestations sociales dites contributives c'est à dire indexées sur les cotisations versées par le cotisant = retraite, indemnité journalières par exemple)


Enfin et our finir de convaincre les derniers sceptiques je citerai les propos tenus par le député socialiste Jean Gaubert lors de la  l'élaboration de la loi (séance du 17.02.2010):"Nous comprenons mieux l'intérêt de ce texte, dont nous croyions naïvement qu'il avait pour objectif de protéger une partie du patrimoine des entrepreneurs (….) plus le débat avance, plus on a l'impression qu'il s'agit surtout de permettre aux entrepreneurs d'ECHAPPER à l'impôt ou AUX COTISATIONS SOCIALES, bref, aux charges communes de la nation France, ce qui est une tout autre logique. » "


A bon entendeur.........

#42 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 28-08-2011 19:02:06

elixyr a écrit :

C'est mon comptable qui m'avait suggérer la possibilité de me mettre en SAS mais à la final je me suis mis en EURL.


Alors expliquez-nous un peu ce qui vous a conduit à refusé sa proposition, peur de l'inconnu (SAS) et option pour une formule plus familière (EURL)?????.

Je me permets de vous poser la question parce que vous aviez l'air tellement emballé par la perspective d'evoluer vers une SAS que je suis un peu surpris que vous n'ayez pas sauté le pas en définitive, d'autant plus qu'en qualité d'associé unique d'EURL vous devez douiller au niveau des cotisations RSI par rapport aux difficultés de trésorerie que vous paraissiez rencontrer.......

#43 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » rsi » 28-08-2011 18:37:15

buch38150 a écrit :

Si SALISS lit ce post au vu de toutes ses connaissances peut tu me dire quelle est a ton avis  le meilleur statut juridique pour le gérant d'une laverie tu a l'air tres pointu sur le sujet en sachant que je ne dépasserai surement pas les 30 000 euros de CA et que j'ai l'intention de créer ou de racheter plusieur laverie Merci.


D'abord, j'ai du mal à saisir le concept du "statut juridique pour le gérant", aussi par intuition et experience je considère que vous faites référence à la forme entrepreunariale la plus adaptée en l'espèce pour un fonds de commmerce de laverie libre service.


Il n'existe sur cette question malheuresement aucune réponse de principe et nul ne saurait, sur ce forum ou au delà, prétendre détenir sur ce sujet une vérité absolue. Pour prendre une image, votre question équivaut à celle que poserait un consommateur dans un magasin de chaussure sur le mode "quelle est la meilleure chaussure?" De la meme manière qu'il n'existe pas dans l'absolue de chaussure idéale, vous ne trouverez pas de forme sociale parfaite meme si il existe statistiquement un grand succès de la SARL, que vous avez personnellement choisi comme bon nombre d'autres exploitants de module de "LLS".


Ceci étant posé, il existe des grandes directives destinées à vous guider dans votre choix de la forme entrepreunariale la plus adaptée à votre activité. En pratique il faudra déterminer des critéres de références et choisir la forme permettant de satisfaire aux dits critères dans leur totalité ou partiellement...


1) Objectif recherché


Vous lancez vous dans les affaires juste pour vous constituer un revenu d'appoint ou le faites vous dans une démarche de type capitaliste.
   + revenu d'appoint: s'orienter plutot vers la forme simplifiée que constitue l'entreprise individuelle et ses déclinaisons (autoentrepreneur, entrepreneur individuel à responsabilité limitée, autoentrepreneur à responsabilité limitée)
   + démarche capitaliste: s'orienter vers une forme entreprenariale plus aboutie et en tout cas moins primitive, à savoir la formule sociétaire (société classique ou - pardon pour l'abus de language - société tout seul)


2) Nombre d'entrepreneur/fondateurs


Vous lancez vous seul ou accompagné
   + entreprendre seul: entreprise individuelle, EURL ou SASU.
   + entreprendre à plusieurs: le choix de la forme sociétale s'impose de lui-meme


3) Aversion au risque de la vie des affaires


Avez vous une aversion viscérale au risque ou etes vous au contraire peu sensible au risque, acceptant de prendre les risques nécessaires pour assurer le développement optimal de votre entreprise
   + aversion au risque: s'orienter vers la SARL, EURL, SASU, SAS, SA (théoriquement), société en commandite (qualité d'associé commanditaire)
   + intégration du risque: le choix de l'entreprise individuelle, de la SNC ou de la société en commandite (qualité d'associé commandité)


4) Gestion quotidienne de l'entreprise:


Souhaitez vous bénéficier d'une grande souplesse de gestion ou etes vous pret à sacrifier une bonne partie de votre temps et de votre énergie à faire vivre votre entreprise
   + recherche de souplesse: la forme de l'entreprise individuelle est toute désignée car les formalités de gestion quotidienne sont peu contraignantes et dans une certaine mesure EURL et SASU
   + acceptation d'une certaine absence de souplesse: forme sociétale en particulier SARL, SAS, SASU, SNC


5) Protection sociale


Etes vous célibataire en pleine force de l'age ou un père de famille
   + célibataire: s'orienter vers les formes entrepreunariales vous offrant la possibilité de payer moins de cotisations sociales que celles qui résulteraient de l'application des principes directeurs du régime des salariés (éviter la SAS ou la SASU)
   + père de famille: éviter les formes entrepreunariales emportant l'obligation d'affiliation au RSI, moins onéreux en terme de cotisations que le régime général mais offrant des prestations moins étendues (éviter entreprise individuelle, EURL, SARL si vous etes amener à déternir plus de 50% des parts, seul ou via le nombre de parts déteues par votre (vos) cogérant(s), votre épouse (epoux), vos descendants (enfants, petits enfants))


5) Fiscalité


Se posent notammant les questions afférentes à la taxation du chiffre d'affaires ainsi que celle de l'imposition du résutat
   + la taxation du chiffre d'affaires: reprenez-vous un module préxistant doté de matériel relativement récent ne necessitant pas d'investissement à moyen terme ou créez-vous de toute pièce votre module

       #creation: les contraintes liées au financement du matériel d'exploitation excluent à priori certaines formules d'entreprise individuelle (micro-entrepreneur individuel, autoentrepreneur) en raison du régime de franchise en base de TVA qui vous dispense de facturer la TVA à vos clients (ce qui ne posera pas de problème si la majorité de vos clients sont des particuliers) mais vous prive éfgalement de la faculté de récupérer la TVA supportées sur vos dépenses (dépenses d'investissements et dépenses d'xploitations ultérieurs)
       # reprise: toutes les formules sont possibles, sauf si le précedent exploitant avait de nombreux clients professionnels auquel cas il apparaitra judicieux voir vital d'éviter certaines formules d'entreprise individuelle (cf ci-dessus) qui pourraient vous faire pedre ses clients professionnels qui chercheront à traiter avec un exploitant assujétti à la TVA pour faire jouer leur roit à déduction.....


   + l'imposition du résultat: souhaitez vous etre imposé à l'IR ou à l'IS en considération de votre prévisionnel
       # l'imposition à l'IR pose problème par son caractère automatique puisque vous etes imposé sur les bénéfices profesionnels réalisés que vous les préleviez ou non mais dans le meme temps elle vous permet d'imputer le déficit professionnel sur le revenu global de votre foyer fiscal
       #l'imposition à l'IS ne vous permet pas d'imputer le déficit prof. sur le revenu global de votre foyer fiscal mais seul les dividendes versés sont imposés sur votre chef sans compter que le taux derogatoire de l'IS (15%) peut dans certain cas particuliers etre plus avantageux que le barème progressif de l'IR....


6) Cas Pratique


En pratique si nous envisagions en tant que groupement de personnes physiques la création d'un module de "LLs" en France, nous commencerions par écarter l'entreprise individuelle parce que bous somes plusieurs fondateurs (exit l'entreprise individuelle et ses déclinaisons, mais aussi EURL et SASU) . Ensuite, après concertations nous écarterions  les formes sociétales trop lourdes (exit SA, société en commandite par action) ou vectrice de trop de tensions de par leur structure (exit la société en commandite simple ou existe bien souvent une opposition entre les associé commanditaire et les associés commandités) avant d'écarter les formes sociétales emportant une responsabilité illimitée (exit SNC, société en participation).


Resteraient donc à ce stade uniquement la SARL et la SAS. en raison des (nombreuses) règles régissant la SARL, nous finirions par retenir la SAS, moyennant les modalités suivantes: rédaction de statuts sur mesure (je suis juriste donc aucun surcout pour nous sur ce poste), nomination d'un président non rémunéré (le président serait nécessairement un "pluriactif" pour ne pas avoir à patir de l'absence de couverture sociale).


PS:


hhorme a écrit :

pour ça je pense que abdel 91 peut aussi t'être d'un grand secours ! wink


J'ai beaucoup de respect pour les comptables à commencer par le notre mais j'ai du mal à comprendre ce reflexe de systématiquement se tourner vers les comptables pour des questions d'ordre juridiques. A supposer que je ne sois pas juriste, il ne me viendrait pas à l'idée d'aller rechercher un éclairage juridique auprès d'un expert-comptable pas plus que d'aller chercher des renseignements comptables auprès d'un juriste..........

#44 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » rsi » 28-08-2011 16:46:08

buch38150 a écrit :

(....)  j'ai ouvert ma laverie le 11 avril en ayant fais une demande au RSI de payer le moins cher possible  en sachant que je ne prendrai pas de salaire pendant une certaine periode je suis en SARL avec ma concubine a 50:50 depuis je n'est toujours pas de nouvelle du RSI et je ne sais donc pas a quoi m'attendre. est ce que ma demande a été acceptée  cela va faire 5 mois " m'aurait on oublier" LOL.


Bonjour;


Quelqu'un disait en substance qu'il est dans la vie deux choses qu'il tenait pour sures à savoir la mort et l'impot, je pense qu'il faut rajouter les cotisations RSI pour la question qui vous préocupe. Ceci étant posé, je vous répondrai en deux temps, d'abord en l'état de votre affiliation VOLONTAIRE au régime des travailleurs indépendants (I) et, ensuite en l'état d'une recherche d'optimisation de vos charges fixes(II)


En effet, seul le gérant qui possède PLUS de la moitié des parts sociales est considéré comme un travailleur indépendant et doit OBLIGATOIREMENT etre affilié au RSI, le calcul du nombre de parts détenues nécessitant d'ajouter aux parts personnellement détenues par le gérant, celles détenues notamment par son CONJOINT (ce sui suppose l'existence d'un mariage)


En l'espèce, il apparait que vous étes associé-gérant égalitaire d'une SARL dont les parts sont pour le surplus détenues par votre "concubine" c'est à dire que vous ne pouvez etre considéré comme détenant plus de la moitié des parts et que, ce faisant, vous n'êtes pas tenu légalement de vous affilier au régime des indépendants.
En effet, le concubinage se distingue du mariage et les parts détenues par votre concubine ne sauraient motiver un retraitement du nombre de parts detenues par vos soins = on additionne pas vos parts et celles de votre concubine.
Vous n'étiez donc pas tenu de vous affilier au RSI ou, autrement dit, vous n'aviez que la faculté de le faire, ce que vous avez apparemment fait.


I) Votre sort "social" en l'état de votre affiliation volontaire au RSI


En l'état de votre affiliation au RSI, je vous confirme - parce que vous l'avez très bien senti - qu'on ne vous a nullement oublié en vous précisant que votre courrier a du se retrouver "au panier" après avoir peut-être fait l'objet de sourires voire de moqueries dans le cadre d'une tournée des bureaux......
Plus sérieusement, vous etes éligible à la prochaine échéance du 1.10.2011 pour l'accompte classiquement calculé sur la base forfaitaire.


Pour info, le régime de l'autoentrepreneur a été crée notamment pour répondre aux revendications des entrepreneurs soulignant les difficultés afférentes au régime social des indépendants (complexité d'ensemble, difficultés de tresorerie liées au calcul forfaitaire du montant des accomptes en début d'activité, décalage entre la réalisation des résultats et le paiement des cotisations). Pourquoi un tel régime aurait été créee si il eut suffit de contourner les saillies du RSI au moyen d'une simple demande de clémence........


II) L'optimisation de vos charges fixes


Le gérant NON-MAJORITAIRE c'est à dire le gérant minoritaire ou égalitaire qui ne se verse AUCUNE rémunération ne relève ni du régime social des indépendants ni du régime général des travailleurs salariés et n'est donc pas tenu de s'affilier à l'un quelconque desdits régime de protection sociale.


En l'espèce, vous n'indiquez pas votre situation personnelle, en particulier votre age, état de santé - et c'est bien normal! - ou encore - et là l'info est moins personnelle - si vous etes un de ses fameux pluriactifs c'est à dire si vous avez un emploi salarié par ailleurs.


Dans ce cas précis il serait opportun de vous interroger sur votre affiliation au RSI et en particulier, il conviendra de vous interroger sur le point de savoir si il ne vaut pas mieux mettre fin à votre affiliation au RSI, renoncer à vous verser une quelconque rémunération à moyen terme  de manière à ne relever d'aucun régime de protection sociale et donc à reduire sérieusement vos charges fixes. La manoeuvre s'apparentra meme à une saine décision de gestion.......

#45 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 28-08-2011 15:31:02

GLF a écrit :

merci pour ces infos, je vous avais envoyé un message en MP que vous n'avez pas reçu apparement!


Bonjour à vous;


Après vérification je vous confirme avoir reçu votre email auquel je n'ai par hypothèse pas encore répondu, ce que je ferai un peu plus tard ce jour. Mille excuse pour le silence gardé, en espérant que vous ne m'en tiendrai pas rigueur......

#46 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 27-08-2011 18:21:53

hhorme a écrit :

avez vous entendu sarko qui il y a quelques semaines disait vouloir mettre le statu "nom propre" , au même niveau de responsabilité que les dirigent de société , c'est a dire qu'on ne pourra plus saisir les biens personnel d'un artisan ou commerçant pour des problèmes commerciaux , il parlait de mettre çà en place a partir de février


Hello Hhorme;


Je sais que ton message est vieux mais il m'interpelle parce que tu sembles littéralement bénir notre président d'avoir eu l'idée révolutionnaire de protéger le patrimoine non professionnels des entrepreneurs individuels en appelant de ses voeux la création d'une institution correspondant à notre actuelle "Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée"


Avant toute chose, le discours en question est un discours prononcé à Cholet le 6.01.2010 dans lequel le président déclare notemment:
"Comment peut-on justifier que, lorsqu'une entreprise tombe en faillite, les dirigeants ne soient poursuivis que sur les biens de l'entreprise, alors que, lorsqu'il arrive un problème à un artisan ou un commerçant, on vient le chercher sur ses biens personnels, mettant ainsi en danger sa propre famille"


D'abord la "faillite" n'existe plus en France depuis une réforme datant de 1968, par ailleurs en cas de "liquidation judiciaire" il existe de nombreux textes qui permettent d'aller rechercher la responsabilité des dirigeants (engagement de la responsabilité pour insuffisance d'actif du dirigeant qui par sa faute de gestion a contribué à creuser le passif, obligations aux dettes sociales, mesure de mise à l'écart de la vie des affaires, infractions pénales).
Ainsi, l'ouverture d'une procédure de "liquidation judiciaire" à l'encontre d'une personne morale peut, elle aussi, entrainer des conséquences patrimoniales sur la famille du dirigeant, directement par le jeu de l'action en responsabilité pour insuffisance d'actif ou la mise en jeu de l'obligation aux dettes ou, indirectement via la mise en oeuvre des mesures d'interdictions qui empechent (thériquement) le dirigeant qui en fait l'objet de se rétablir dans sa profession, en l'obligeant à se réorienter vers un autre type activité à priori moins rémunérateur.


Ensuite, on a tendance à nous présenter la démarche du président comme révolutionnaire s'agissant de l'introduction de l'EIRL mais en réalité il n'a fait que ressortir un vieux projet des cartons.
Dans un rapport intitulé "Réforme de l'entreprise" Pierre Sudreau proposait, déjà, au milieu des années 70, l'introduction d'une forme d'entreprise permettant de scinder en deux masses distinctes les biens professionnels et personnels des entrepreneurs individuels. Idée reprise à la fin des années 70 par le professeur Champaud et son concept d'"Entreprise Personnelle à Responsabilité Limitée".


Enfin, l'institution que constitue l'Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée" n'est pas si attrayante qu'il n'y parait puisqu'elle porte en elle même les germes de son échec. Limiter le droit d'action des créanciers ou partenaires de l'entrepreneur individuel = limiter ses chances de se faire payer en aval = l'inciter à prendre ses précautions en amont = reserrer les conditions d'octroi du crédit voir refuser le crédit à l'entrepreneur individuel. A cet égard je suis de ceux qui pensent que le mécanisme de garantie publique accompagnant l'EIRL suivant la convention "OSEO-SIAGI" sera insuffisant:
   + le dispositif ne couvre que les créanciers s'apparentant à des établissemnts de crédits;
   + tout les dossiers de financements ne seront pas reçus;
   + les emprunts pris en charge dans la limite d'un plafond
   + la garantie ne portera au maximum que sur 70% du montant de l'emprunt contracté: les établissements de crédit exigeront une garantie pour les 30% restant, garantie qui ne sera pas un cautionnement par définition puisque l'entrepreneur individuel ne forme qu'une seule et meme personne avec son EIRL mais qui sera probablement une garantie personnelle assise sur un élément du patrimoine personnel de l'entrepreneur....


Ce qui aurait été révolutionnaire - et plus juste pour le contribuable - c'est la création d'un système de cotisations obligatoires à la charge des Entrepreneurs Individuels à Responsabilité Limitée eux même destiné à financer une caisse qui serait venue assurer le reglement aux créanciers impayés ainsi que le prévoyait le professeur Champaud dans son rapport.


Enfin, je vous avoue que je ne suis pas très emballé par cette "EIRL" qui relève de la logique contemporaine du "mille feuille" qui consiste à rajouter, couche après couche, aux dispositions en vigueur. Il eu suffit d'assouplir d'avantage les règles applicables à l'EURL, laquelle avait été choisie et instaurée en 1985 en lieu et place de l'ntreprise du type "Entreprise Personnelle à Responsabilité Limitée".......


Ps: la critique ne s'adresse pas à notre actuel président ad nominem, je suis personnellement  dans la situation d'un type qui ne croit pas dans le pouvoir politique, donc ceci n'est pas une question de droite ou de gauche.......

#47 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 27-08-2011 17:07:06

GLF a écrit :

Les SAS (Société à Actions Simplifiés) c'est pour les grosses boîtes c'est proche des S.A
Ce n'est pas pour les laveries à moins que vous en ayez une vingtaine et encore.

De son introduction en droit Français en 1994 au 01.01.2009, date d'entrée en vigueur de la loi du 4.08.2008, la SAS était une structure destinée aux « grosses boites » qui avaient d'ailleurs beaucoup poussé en coulisses pour sa création dans les années 90 (lobbying du medef).


Toutefois, depuis le 01.01.2009, la donne a radicalement changé puisque la SAS a en quelque sorte fait peau neuve, s'eloignant de sa philosophie initiale pour adopter celle de la SARL dont elle s'est rapprochée magistralement. Les principaux points de rapprochement entre la SAS et la SARL sont les suivants:
- Capital social (minimum): aucun minimum légal dans les deux cas (le minimum de 37 000 euros a été écarté pour la SAS par la loi de 2008)
- Types d'apports autorisés: apports en numéraire, apport en nature et apports en industrie dans les deux cas (en matière de SAS l'apport en industrie a été autorisé par la loi de 2008)
- Commissariat aux comptes: aucune obligation de principe dans les deux cas;


Contrairement aux idées reçues, il existe désormais une concurrence plus effective entre SARL et SAS et plus largement un choix plus ouvert au profit des opérateurs.


Rien ne s'oppose aujourd'hui à ce qu'un exploitant de module LLS adopte, quel que soit le nombre d'établissement exploité,  la forme sociale que constitue la Société par Actions Simplifiée, notemment pour des considérations liées à la recherche d'une protection sociale plus efficace ou encore pour contourner l'obligation d'affiliation au RSI.


Ps: avez-vous sauté le pas depuis la date de votre message?????????????

#48 Re : Gestion d'une laverie » S.a.s. » 27-08-2011 16:34:48

elixyr a écrit :

Bonjour,

Voilà je suis en train de reflechir sur la modification de statut de la société. Comme il y a eu des modifications concernant le statut S.A.S. depuis janvier 2009.
Alors ce que je voudrais savoir si 'il y en a parmis vous qui ont ce statut.
Merci pour vos avis.


Bonjour;


Je vous confirme qu'un (relativement) récent toilettage de notre droit des sociétés a donné du relief à la question de la transformation d'entreprise individuelle ou d'EURL en SASU d'une part, et, d'autre part de SARL en SAS.


Avant le 01.01.2009, date d'entrée en vigueur de la loi du 4.08.2008, la question de la transformation ne constituait une option que pour un nombre limité d'opérateurs en raison de l'importance de l'apport (engagement financier) demandé au fondateur de SASU ou fondateurs de SAS (réunir au moins 37 000 euros d'apport en numéraire et/ou en nature).


Depuis le 01.01.2009, les entrepreneurs peuvent opter pour la constitution (création) d'une SAS dotée d'un capital social d'UN euros (du moins sur le papier……) ou encore pour la transformation de leur SARL (EURL) existante en SAS (SASU) sans augmentation de capital.


Sur le terrain de la protection sociale, le souffle de la réforme n'a pas modifié l'article L 311-3 23° du code de la sécurité sociale qui prévoit que « les présidents et dirigeants de SAS (…) sont affiliés au régime général de sécurité sociale."


L'abandon de l'entreprise individuelle, de l'EURL voire de la SARL - lorsque vous etes gérant majoritaire ou considéré comme tel à raison de la pluralité d'associés-gérants ou des parts détenues par votre conjoint ou encore vos descendants - au profit de la SAS vous permettra de passer du statut social de travailleur indépendant à celui de salarié voire, si tel est votre choix, de vous dépouiller de toute protection sociale.


Pour ce faire, il vous suffira de prévoir une absence TOTALE de rémunération. Le caractère bénévole de l'exercice du mandat social (la fonction de président en général pour les modules de LLS) emportera dispense de l'obligaion d'affiliation au régime général des salariés. de s'affilier au régime général pas plus qu'au RSI.


Enfin, je ne saurai que trop rappeler le point mort de la stratégie visant à éluder toute couverture sociale, à savoir la réalisation des risques sociaux normalement couverts.......


"l'idée de la fraternité et de la solidarité des hommes s'éteint de plus en plus dans le monde; en réalité on l'accueille meme avec sarcasme."Feodor Dostoïevski, Les Frères Karamasov.

#49 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » La gérance libre pour une laverie est elle une bonne solution ? » 27-08-2011 15:44:29

hhorme a écrit :

(....) et je vois que ça t'oblige a faire des posts  de plus en plus courts smile

Hello;


Non j'aurais pu également te dire que cette disposition légale a été insérée par un décret-loi du 2.5.1938, à une époque particulière de l'entre deux guerre, juste après le front populaire ou encore qu'il ne s'agit là que d'une des (nombreuses manifestations) de la technique de la solidarité fiscale.


Par esprit de synthèse et dans un souci d'efficacité - pourquoi écrire des lignes qui ne seront utiles à personne et que personne ne lira - j'ai fait l'economie d'un certain nombre de développements.


Enfin et pour etre franc, je tâche d'etre complet sur les questions posées pour épuiser un maximum d'interrogations.


Ps: plus la question est fermée, plus la réponse sera courte.....

#50 Re : Discussions générales sur l 'exploitation d' une laverie. » La gérance libre pour une laverie est elle une bonne solution ? » 15-08-2011 17:13:59

hhorme a écrit :

(.......) par contre fiscalement je ne le savais pas , et je m'étonne de cette solidarité ! comment peut ont tenir solidairement un propriétaire loueur avec un gérant libre sur des impôts directs tels que l'impôt sur le revenu , autant je comprend en ce qui concerne les taxes relatives au local , mais l'impôt sur le revenu dépend lui du travail de chacun , NON ? as tu des précisions sur le sujet??

Hhorme,

Je suis de ceux qui pensent qu'il ne fait pas bon s'interroger sur la justification de l'impot en général et pour la question qui nous occupe sur ses modalités de recouvrement. Pour répondra à ta question, je dirais simplement qu'il y a deux raisons:


- la raison officielle: il existe entre le loueur du fonds de commerce et le locataire-gérant une "communauté d'intéret", la recherche du profit du locataire-gérant le pousse à faire prospérer les affaires ce qui par ricochet augmente la valeur du fonds de commerce, au bénéfice du propriétaire de ce dernier d'ou l'idée de considérer que les dettes pesant sur le chef du locataire gérant à l'occasion de l'exécution du contrat de location-gérance sont d'avantage attachée à la chose louée (le fonds de commerce) qu'à la personne du locataire de la chose (le locataire-gérant). Il ne reste alors plus qu'à rattacher la charge d'impôt (imposition directe) à la personne du bénéficiaire du profit (le propriétaire du fonds de commerce) en raison du principe d'équité naturelle.


- la raison officieuse: il faut dire que le mécanisme consiste à faire de celui qui est propriétaire d'un capital (le fonds de commerce) mais qui n'est pas le contribuable nominativement redevable de l'impôt, un débiteur artificiel de l'impot à coté du simple locataire de ce capital (le fonds de commerce) est bien pratique parce que ça permet d'augmenter les chances d'obtenir le reglement de l'imposition et donc de remplir les caisses du budget de l'état.


En un mot et là c'est l'homme de la rue qui parle, c'est de la bidouille pour faire rentrer l'argent.

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